17.05.2009

Derrière les Barreaux

 

Actuellement externe dans un service hospitalier un peu (très) particulier dans une des 7 UHSI de France, UHSI pour Unité d'Hospitalisation Sécurisée Interrégionale.


L’arrêté du 24 août 2000, crée sept UHSI implantées, qui seront implantées dans des centres universitaires :


- Bordeaux : 16 lits
- Lille : 21 lits
- Lyon : 23 lits
- Marseille : 45 lits
- Nancy : 17 lits. c'est la première qui ouvre le 16 février 2004.
- Rennes : 19 lits
- Toulouse : 16 lits
- Région parisienne : c’est hôpital pénitentiaire de Fresnes qui accueillent les détenus.



L’article 5 de l’arrêté du 24 août 2000, portant création des UHSI, définit, dans le cadre de cette structure, la répartition des missions relatives à la sécurité entre l’administration pénitentiaire, et les forces de l’ordre (police et gendarmerie).


- L’administration pénitentiaire assure la garde des détenus à l’intérieur de l’UHSI.


- La police assure la sécurité extérieure de l’unité et le contrôle de l’accès de celle-ci ainsi que les escortes allers et retours des personnes détenues entre l’UHSI et le plateau technique de l’hôpital.


- La gendarmerie assure les escortes allers et retours des personnes détenues entre les établissements pénitentiaires et l’UHSI.



Les UHSI accueillent les détenus devant subir une hospitalisation programmée de plus de 48 heures. Les hospitalisations urgentes ou moins de 48 heures se font auprès des hôpitaux de rattachements des établissements pénitentiaires.



Le coût total de construction et des équipements pour les 8 USHI s'élève à 37,5 millions d'euros. Les investissements ont été réalisés par les établissements hospitaliers et seront financés par l'assurance maladie. Les crédits de fonctionnement quant à eux (notamment le recrutement des personnels médicaux et non médicaux) s'élèveront à 35 millions d’euros.

 

La création des UHSI permet aux personnes détenues d’avoir la même qualité de soins que n’importe quel patient et permet d’optimiser la sécurité et une meilleure gestion du personnel gardant les détenus.




15.02.2009

Impression de Montagne et d'Eau

 

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Impression de Montagne et d'Eau est une oeuvre majeure de films d'animation chinoise, réalisée par Te We, récompensée par 4 prix à différents festivals internationaux.


Le film utilise une technique absolument originale et unique, mise au point par Te Wei dont il garde le secret, appelé le "lavis animé", puisée dans la grande tradition millénaire de la calligraphie et de la peinture chinoise utilisant l'encre de Chine et à l'aquarelle.


Ainsi pour réaliser Impression de Montagne et d'Eau, qui est un voyage de 19 minutes, il aura fallu plus de 20 000 clichés, et près de 12 000 peintures du patrimoine traditionnel!


Pendant 19 minutes, c'est un plongeon le plus complet dans l'art chinois avec peintures et calligraphies, musique et poésie.


La rencontre d'un vieil homme et d'un jeune pêcheur. L'art du luth. L'amitié profonde. La contemplation des montagnes, de l'eau, des oiseaux, des arbres.


19 minutes de subtilité et de poésie, avec des peintures épurées comme le veut la peinture chinoise, mêlant douceur, délicatesse, sensibilité, harmonie complète.


A voir et revoir!

 

 

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Production les Studios d'Art de Shanghai, distribution par Les Films du Paradoxe.

 

14.02.2009

Les Etudes Médicales (et la psychiatrie dans tout ça)

J'écoutais cette semaine, (c'était mercredi je crois), l'émission de Jean-Marc Morandini sur Europe 1 entre midi et deux'. Un des sujets abordés était celui de la consommation d'antidépresseur en France, jugée excessive par certains, et qui fait donc débat par les temps qui courent.


C'est donc là qu'intervient une dame, dont ma mémoire n'a pas retenu le prénom, qui a dit 2 énormités : l'une au sujet de l'enseignement de la psychiatrie dans la formation des médecins, et l'autre sur les délégués médicaux des laboratoires pharmaceutiques mais ça j'y reviendrai un autre jour...


Alors, corcernant la psychiatrie, elle expliquait que les médecins, et en particulier les médecins généralistes ou médecins traitants, n'étaient pas formé à la psychiatrie du tout, que c'était quelque chose de très peu enseigné dans le cursus médical...



Pour démentir cette idée, je vais commencer par décrire succintement nos études de médecine, qui sont en fait très mal connues :



1) La 1° année (PCEM1) est une année uniquement sélective, sanctionnée par un concours. Pour exemple, il y a 5 ans à Nancy, nous étions environ 240 admis en 2° année pour 1900 inscrits environ.

2) Les 2° et 3° années (PCEM2 et DCEM1) sont deux années quasi purement théoriques, avec beaucoup de cours à la fac.

3) Les 4°, 5° et 6° années (DCEM2, DCEM3, DCEM4) sont en alternance : stage à l'hopital en CHU le matin, et cours à la fac l'après-midi. C'est ce qui s'appelle l'externat, et nous sommes donc "externes" pendant ces 3 années, préparant l'ECN.


A la fin de la 6° année nouveau concours appelé ECN, pour Examen Classant National, qui comme son nom l'indique est national c'est-à-dire que tous les étudiants de 6° année de France passent les mêmes épreuves au même moments. Cela correspond à ce que l'on appelait l'internat avant.


En fonction du classement à ce concours, chacun "choisit" une spécialité ET une ville de faculté, en fonction des places qu'il reste à son niveau de classement. En effet, un nombre de postes pour chaque spécialité et pour chaque ville est défini chaque année par le gouvernement. Moins on est bien classé, moins on a de choix... logique implacable...


Bref une fois l'ECN terminé, la spécialité choisie (pour mémo la médecine générale est une spécialité) et la ville de faculté choisie, l'externe se retrouve promu en interne (youpi!) c'est-à-dire médecin (mais pas -encore- docteur).


4) Nous en sommes donc au troisième cycle : l'internat va durer 3 à 5 ans en fonction de la spécialité choisie. (TCEM1,2,3 etc...)



Donc pour conclure, les études médicales, c'est 6 ans de tronc commun pour tous, au terme desquelles un énorme concours nous attend (l'ECN) qui conditionne notre spécialité, spécialité qui se fera en 3 à 5 ans d'internat.



Voilà! Maintenant, concernant la psychiatrie... En fait, l'ECN étant un concours national comme je l'ai expliqué, il existe un programme officiel de l'enseignement du deuxième cycle de nos études.


Ainsi, le programme de psy comporte :

syndrome maniaque, épisode dépressif majeur, troubles bipolaires, idées risques et conduites suicidaires chez l'enfant l'adolescent et l'adulte, antidépresseurs, thymorégulateurs, anxiolytiques, crise d'angoisse aigue et crise de panique, troubles anxieux et troubles de l'adaptation, névrose obsessionnelle, névrose phobique, troubles conversifs, état d'agitation, troubles délirants aigus, hallucinations, schizophrénie, délires choniques non schizophréniques, neuroleptiques, troubles psychiques de la grossesse et du post-partum, accueil d'un sujet victimes de violences sexuelles, troubles somatoformes, troubles du sommeil, troubles de la personnalité, sexualité normale et ses troubles, hospitalisation à la demande d'un tiers, hospitalisation d'office, types de techniques psychothérapautiques, troubles du comportement chez l'enfant et l'adolescent, autismes et psychoses infantiles, troubles du comportement alimentaire, troubles du sommeil, addictions.



Le but de mon billet n'est pas de dire tous les médecins sont psychiatres parce qu'on a appris pendant l'externat notre pavé de psy, loin de moi cette prétention!

Mais de mettre certaines faussetés au clair parce dire que "les médecins n'ont aucune formation en psy et n'y connaissent rien" ou "les généralistes ne savent pas du tout manier les antidépresseurs", j'hésite à rire ou pleurer, quand même, c'est choquant de véhiculer une telle information!

Si, il y a bien un enseignement de psychiatrie pendant les études médicales (et heureusement d'ailleurs!), en tout cas à l'heure actuelle.

Après certes il y a la compétence, l'auto-formation, l'expérience etc, de chaque praticien, mais c'est un autre propos ça, attention!

 

Voilà c'était mon p'tit coup de gueule!